Le bulletin de liaison d’octobre 2011 présentait sommairement le plan d’action de l’AIAQ. La question de notre champ de pratique y constitue un chantier majeur étant donné que bon nombre de nos membres ont souligné leurs inquiétudes à ce sujet. La gestion des cours d’eaux, le drainage agricole souterrain, la conservation des sols et les bâtiments agricoles y sont, notamment, des secteurs préoccupants.
Le 27 janvier dernier, l’AIAQ a convié quelques-uns de ses membres pour mieux documenter cette question. La rencontre a fait ressortir qu’un certain travail avait été amorcé en ce qui concerne la gestion des cours d’eau, le drainage agricole, l’irrigation, les ouvrages hydro-agricoles et la gestion des sols. Il est possible de consulter sur le site internet de l’AIAQ le rapport d’un groupe de travail de l’OIQ en date du 24 septembre 2008. Ce dernier demeure très explicite quant à la nécessité de recourir aux ingénieurs dans les différents domaines mentionnés précédemment. En avril 2009, l’OIQ confirmait les positions prises par son groupe de travail dans la revue Le Plan. Le contenu de cet article est aussi disponible en ligne.
Le 10 avril 2012, une rencontre entre l’AIAQ et l’OIQ a eu lieu. Lors de celle-ci, l’AIAQ a aussi pu constater qu’un travail important était actuellement en cours en vue de modifier la Loi sur les ingénieurs. Cela devrait avoir des effets forts positifs sur la protection de notre champ de pratique. La question des bâtiments agricoles serait aussi touchée par cette modification éventuelle de la loi.
Le 8 mai dernier avait lieu, à Drummondville, l’Assemblée générale 2012 de l’AIAQ. Sur la question du champ de pratique, un bilan des activités a été présenté aux membres présents. Une représentante de l’OIQ est aussi venue faire une présentation sur le contenu de la Loi sur les ingénieurs en lien avec notre champ de pratique. Elle a répondu activement aux questions des membres présents à ce sujet.
Au travers de ces rencontres, la problématique relative à la protection de notre champ de pratique a été mieux cernée. L’AIAQ considère qu’il faut poursuivre les efforts en ce sens. Ceux-ci doivent se faire à deux niveaux :
- Au niveau individuel des membres;
- Au niveau collectif par l’AIAQ.
Les ingénieurs impliqués sur le terrain sont en mesure de pouvoir constater des situations où le travail entrant dans le champ de pratique de l’ingénieur est réalisé pour autrui par quelqu’un qui n’est pas ingénieur. L’AIAQ trouve important que ses ingénieurs puissent dénoncer ces situations auprès de l’OIQ.
En support aux actions individuelles des ingénieurs, l’AIAQ travaillera, quant à elle, à un niveau plus global auprès des donneurs d’ouvrage, des ministères, des regroupements d’entrepreneurs, etc., afin de les sensibiliser à la problématique de notre champ de pratique. Des discussions sont d’ailleurs déjà entreprises avec le milieu municipal sur la question de la gestion des cours d’eau.
Ces actions complémentaires des ingénieurs au niveau du terrain et de l’AIAQ permettront d’obtenir très certainement des résultats positifs. C’est pourquoi l’AIAQ sollicite l’implication du plus grand nombre d’ingénieurs possible.
Pour plus d’informations, on peut consulter monsieur Sébastien Fournel, vice-président génie rural: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Voici les deux documents concernant le champ de pratique de l'ingénieur en agroalimentaire:
- L'agroenvironnement et l'ingénieur: quelques réponses à vos questions: Extrait de la revue Le Plan;
- Actes professionnels en agroenvironnement relevant de la loi sur les ingénieurs: Rapport d'un groupe de travail de l'OIQ.