La Bretagne et le traitement des lisiers
La Bretagne vit présentement une situation similaire à celle du Québec à l’exception que pour les Bretons, c’est l’azote qui est problématique. Donc, pour ajouter des unités animales porcines, la plupart doivent traiter les déjections animales afin de réduire l’apport d’azote.
Actuellement, en Bretagne, il y a 132 unités de traitement de lisier en service ayant une capacité individuelle variant de 500 à 20 000 mètres cubes par an. La capacité moyenne d’une unité de traitement est d’environ 6 000 mètres cubes. Ces 132 stations de traitement permettent à 161 éleveurs de porcs de résorber leur excédent d’azote par un traitement de lisier. Seize stations sont collectives regroupant de 2 à 5 éleveurs. La capacité totale de traitement est de 806 000 mètres cubes par an. La quantité d’azote ainsi éliminée ou exportée atteint 2,7 millions de kg.
Les procédés utilisés pour traiter les lisiers sont à 80% biologique. En fait, 104 unités de traitements utilisent un procédés par boues activées.
Cinq constructeurs auraient réalisé près de 90 % des unités de traitement. Par ordre alphabétique, voici ces cinq constructeurs : BioAmor, Dénitral, Isater, Technolyse et Val’Epure. La plupart de ces constructeurs ont développé leur expertise dans les années 1990 et chacun a construit au moins 10 stations et parfois jusqu’à 30.
Un groupe de recherche Breton, prévoit que dès 2003, 1 000 000 mètres cubes de lisier seront traités. Cependant, puisque l’implantation d’unité de traitement est complexe et coûteuse, le groupe croit qu’un rôle devrait être joué par les instituts gouvernementaux allant du simple accompagnement au développement de traitement.